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Interclubs ronde 5 (N3) et 4
N3 Ronde 5 (St-Pryvé Olivet 1 vs Esbarres)
Nous voilà déjà à plus de la moitié de la saison. Pour cette ronde, nous affrontons Esbarres, le gros morceau du groupe dans un match à mi-distance, à Auxerre. L'ambiance dans le van est délétère, les visages sont mornes, et les espoirs de gain n'ont jamais été plus maigres. Et puis d'un coup, tout va mieux quand Thierry arrête de parler.
Nous arrivons bien en avance dans Auxerre et dégustons de délicieux tacos, que nous digérons à l'occasion d'une balade sympathique au bord de l'Yonne.
La ronde démarre à 7 contre 8 en notre défaveur, le soldat Raphaël étant encore au sommet d'un arbre à 14h15.
Table 8
Benoît PIGEAT (1884) vs
Thierry BERNARDIN (1893)
Thierry joue son système favori avec les Noirs. Il échange un pion de l'aile contre un pion central et obtient une position originale. Le jeu se développe calmement en dépit du manque d'espace des Noirs. Thierry attend que l'ensemble de son armada soit parée au combat pour commettre une horreur stratégique qui ferait rougir un entraîneur. Son adversaire en prend avantage et visse la position, suffoquant totalement les pièces du coach. Ceci fait, il ne suffit que de quelques manœuvres de pièces lourdes pour faire craquer le roque Noir et contraindre Thierry à l'abandon. Une partie qui aurait le mérite de montrer au créneau du vendredi soir comment un coup de Pion de rien du tout peut saboter une position entière !
Temps de jeu : 2h35
Résultat : 1-0
Score : 0-1
Table 2
Vincent THURILLET (2041) vs
Laurent OUNGRE (2092)
Laurent arrive à sa partie bougon, car il voulait jouer contre le monsieur avec les lettres MI devant son nom. Il joue contre un adversaire qu'il a déjà croisé quand il jouait en Nationale 2 à Clermont-Ferrand. Se retrouvant avec les mêmes couleurs que cette fois-là, il décide de changer d'ouverture. Ceci s'avère presque être un bon choix, car il a une occasion de jouer pour un avantage dans le milieu de jeu, qu'il s'empresse de rater. La partie s'aplatit et une myriade d'échanges l'emmène dans une finale Tour + Fou de même couleur, avec 4 pions symétriques. La nulle est vite proposée et acceptée à contrecœur par Laurent, qui n'est pas confiant au vu de la situation sur les autres échiquiers à ce stade.
Temps de jeu : 2h50
Résultat : ½ - ½
Score : 0-1
Table 1
Benoît LABANDIBAR (2098) vs MI Christophe Claverie (2273)
C'est Benoît qui se retrouve contre le monsieur avec les lettres devant son nom, et une lourde tâche à accomplir. Cependant, il arrive bien préparé et son ouverture est un succès. L'avantage qu'il en tire s'agrandit de plus en plus dans le milieu de jeu et le Roi ennemi est bloqué au centre. L'harmonie des pièces blanches combinée à un avantage d'espace central mène naturellement à l'apparition de tactiques favorables à Benoît. Une fois le semblant d'attaque ennemie désamorcé, les Tours blanches ravagent la huitième rangée où les pièces noires attendent sagement de se faire fourchetter et enfiler. Une belle victoire sans bavure pour Benoît qui montre que son grand âge n'est pas une bonne raison de le sous-estimer !
Temps de jeu : 3h30
Résultat : 1-0
Score : 1-1
Table 7
Nolwenn POUZET (1980) vs Adam Moussa DEBOOSERE (1958)
Nolwenn est tout content d'affronter une ouverture que son livre lui a décrit comme étant perdante, selon lui. Comme d'habitude, il joue avec confiance et ne tarde pas pour lancer une attaque sauvage contre le roque adverse, exposant son propre Roi au passage. Il démontre pourquoi on dit souvent que le tandem Dame / Cavalier est particulièrement efficace à l'attaque. Il ne suffit que d'un Pion pour faire tomber les défenses adverses et concrétiser l'assaut par un Mat forcé. Décidément, Nolwenn doit voir quelque chose qui nous échappe dans le chapitre sur les stégosaures.
Temps de jeu : 3h30
Résultat : 1-0
Score : 2-1
Table 4
Paul BRECHETEAU (1960) vs Philippe BOULET (1931)
Paul fait face à un système particulièrement lent. N'étant pas venu pour enfiler des perles, il essaie d'attaquer le Roi ennemi. Il n'a pas besoin de trop forcer pour que son adversaire affaiblisse son propre roque. Il décide alors de créer du jeu de l'autre côté de l'échiquier pour faire parler ses Fous. Les Blancs, sans le savoir, retournent les propres sortilèges de Paul contre lui-même et sacrifient deux qualités consécutives. Paul, gourmand mais pas trop, en empoche une mais paie le prix fort. Ses cases noires deviennent un gruyère dont il est impossible de reboucher les trous. Les pièces blanches s'organisent alors en formation d'attaque et le déficit matériel est beaucoup trop compensé pour que Paul puisse y faire grand-chose. L'attaque aboutit finalement par un gain de la Dame noire et de la partie.
Temps de jeu : 3h45
Résultat : 1-0
Score : 2-2
Table 5
Ronan BOGNET (1930) vs Gabriel QUIEVY (1962)
Ronan affronte une ligne d'ouverture qui ne lui est pas familière et se retrouve dans l'embarras. Son centre est fragilisé et il doit jouer d'ingéniosité pour déjouer les tentatives adverses de le faire s'écrouler. Il ne retrouve de la stabilité dans sa position qu'au bout d'une vingtaine de coups. Malheureusement pour son adversaire, la vapeur ne se renverse souvent qu'une seule fois dans une partie d'échecs. Il faudra bien moins de vingt coups à Ronan pour enfin mettre à l'emploi ses pions centraux et encaisser les bénéfices. Malgré ça, il provoquera presque un appel au SAMU en prenant presque une demi-heure pour jouer le dernier coup gagnant dont il avait besoin, rendant très fébrile l'auteur de ce compte rendu. Ronan reste le seul joueur invaincu cette saison !
Temps de jeu : 4h
Résultat : 1-0
Score : 3-2
Table 3
Raphaël HUBERT (1943) vs Nicholas BESSEY (2036)
Raphaël débarque avec dix minutes de retard, le temps de redescendre de son arbre et d'apprendre la prise en passant. Il joue à sa manière peu conventionnelle mais se retrouve cette fois en difficulté dans le milieu de jeu. Les Noirs jouent un jeu plus orthodoxe et prennent les rênes à l'aile-Dame, gagnant un Pion net. Cependant, il en faut plus pour faire plier Raphaël et il maintient un rythme soutenu, pour le maigre prix d'une Tour entière. Malgré ça, il semble toujours sur le point faire tomber la couronne ennemie. Les Noirs finissent par rendre une grande partie de leur matériel d'avance pour transitionner dans une finale Dame vs Dame avec trois pions supplémentaires. Avec un Roi faible et trois jours ouvrés d'avance à la pendule, Raphaël continue de s'accrocher. Il abandonne son dernier pion pour tenter un dernier assaut avec sa Dame et y trouve miraculeusement du succès, arrachant une nulle qui n'était pas du tout donnée d'avance. Il garantit ainsi au minimum une nulle sur le match ! Le café fit office de champagne dans la salle d'analyse où le soulagement fut général.
Temps de jeu : 4h05
Résultat : ½ - ½
Score : 3-2
Table 6
Pascal TOURNIER (2009) vs
Frédéric PEURTON (1932)
Frédéric se fait sermonner par l'arbitre de la rencontre en proposant nulle au premier coup. Têtu comme il est, il se met à échanger toutes les pièces et rentre en finale. On pourrait croire que sa partie se dirige vers la nulle qu'il désire, mais le déséquilibre dans la qualité des pièces mineures encourage son adversaire à jouer pour l'avantage. Les perspectives de percée de Pions blancs semblent s'amenuiser mais Frédéric se relâche et permet à son adversaire de casser la carapace qui défendait son Roi. La position blanche redevient prometteuse pendant quelques coups. Mais au moment où la situation s'aplanit de nouveau, un deuxième relâchement gaffe une fourchette de Cavalier qui gagne la pièce de trop et conclut la partie par une défaite de Frédéric qui repart aussi rouge que Thierry l'a sans doute été après avoir lu le résumé de sa partie. Merci l'anonymat !
Temps de jeu : 5h
Résultat : 1-0
Score : 3-3
Un match nul qui fut ressenti comme un grand huit. Après les deux premières parties, nous étions en désavantage sur presque tous les échiquiers. Tous les résultats étaient encore possibles plus de quatre heures après le début de la ronde ! Nous nous assurons ainsi un solide maintien pour l'équipe 1, voire une montée selon la suite des événements. Les matches restants ne seront pas les plus ardus en théorie, mais il faut toujours se méfier !
La prochaine ronde sera un de nos deux seuls matches à domicile contre Auxerre, qui va devoir manger quatre heures de route. On leur souhaite bon courage !
R2 Ronde 4 (contre Orléans)
L'équipe de régionale 2 s'est préparée de façon sérieuse pour affronter l'équipe d'Orléans. L'idée était de gommer l'appréhension de rencontrer une équipe plus forte sur le papier en jouant des parties lentes entre nous. La confiance s'est logiquement réinstallée avec les bonnes parties réalisées et le fait qu'Orléans avait sans doute plus la pression pour défendre sa première place du groupe. La composition de l'équipe avait été ajustée pour permettre à Stéphane et Guillaume d'être à l'aise, en ayant les blancs.
Table 4
SOCARD Andre-Raymond 1561 –
Frederic F. (1519)
Frédéric est extrêmement motivé pour réaliser un bon résultat. Il a les noirs, il décide de jouer de façon extrêmement agressive. Son adversaire est prudent et laisse Frédéric commettre une erreur. La partie est alors à sens unique. Frédéric s'incline donc logiquement.
Résultat : 1 - 0
Score LTPG : 0 – 1
Table 3
Guillaume C. (1533) – LEBREC Noe 1594
Guillaume affronte Noé qui n'est pas un adversaire facile car extrêmement prudent et réfléchi. Guillaume commence fort en sacrifiant une qualité, espérant mener une attaque décisive. Mais la défense de Noé réduit petit à petit la force de l'attaque de Guillaume. Ce dernier se retrouve avec une qualité de moins pour la finale et ne se bat plus que pour sauver le point ou espérer une bourde de son adversaire. Mais Noé entraîne petit à petit Guillaume vers la défaite.
Résultat : 0 - 1
Score LTPG : 0 – 2
Table 1
Stephane J. (1643) - AVRAMOVIC Vladan 1684
Stéphane démarre avec les blancs pour mener son offensive mais son adversaire applique un répertoire qu'il ne connaît pas. Toutefois, Stéphane trouve les bonnes réponses théoriques en consommant un peu de temps. Il parvient même à prendre l'ascendant sur son adversaire. A ce moment-là, le capitaine qui observe la position est extrêmement confiant. Pour lui, il ne fait pas de doute que la victoire se profile. A ce moment, la réflexion de Stéphane se focalise sur l'enfermement d'une des tours adverses. C'est alors qu'il commet une bourde en permettant la fourchette du cavalier adverse sur son roi et sa tour. Dommage. Il essaie bien de retrouver du jeu mais le sérieux de son adversaire le conduit à la défaite.
Résultat : 0 -1
Score LTPG : 0 – 3
Table 2
SABARD Jeremy 1544 –
Frederic M. (1586)
Le capitaine joue avec les noirs. Il n'a pas de stress plus que nature. Sa psychologie a évolué ces derniers mois. Son adversaire va jouer plus d'une dizaine de coups à tempo. De sorte qu'au 14ème coup, il reste à Frédéric 54 minutes pour 1h34 à son adversaire. La situation ne serait pas préoccupante si Frédéric avait maintenu l'égalité de la position. Son adversaire a pris l'avantage. Frédéric s'emploie à diminuer la force des blancs. Il commet une erreur. Malgré ses calculs, son adversaire ne concrétise pas de façon définitive son avantage. De sorte que vers le 25ème coup, Frédéric réégalise les forces et obtient même un très léger avantage. A ce moment-là, Stéphane se dirige vers la défaite. C'est alors que le capitaine commet une bourde. Les carottes sont cuites, bien que Frédéric tente une arnaque, son adversaire gagne la partie facilement.
Résultat : 1 - 0
Score LTPG : 0 – 4
La régionale 2, outsider dans ce match, s'est bien battue mais Orléans a été beaucoup plus fort à tous les échiquiers. Nous avons quelques regrets mais nous avons pris une belle raclée. Désormais, il n'y a plus aucune chance qu'Olivet monte en division supérieure. L'équipe n'aura donc plus aucune pression. Thierry répète souvent : « Faites-vous plaisir » !