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Interclubs ronde 7 (N3) et ronde 6 (N4) du 15/03
N3 Ronde 7 (Couzeix vs St-Pryvé Olivet 1)
Départ matinal pour la joyeuse troupe, qui arrive dans les environs de Limoges pour la traditionnelle
pause repas. Après s'être fait recaler d'un restaurant à 80% vide car nous n'avions pas réservé, l'équipe
s'installe dans une brasserie voisine. Un bon repas plus tard, nous voilà arrivés à Couzeix. Nous
demandons judicieusement notre chemin à un monsieur semblant être un élu local, qui avantage son
équipe en nous orientant à l'autre bout du complexe sportif (merci pour la chouette balade).
À la découverte des compositions, l'équipe adverse est elle aussi très homogène. Les écarts Elo ne
dépassent que rarement les 100 pts sur l'intégralité des tables.
14h15, place à la bagarre !
Table 4
Nolwenn POUZET (1989) – David BOISSEAU (1812)
Nolwenn est sur une bonne lancée ces dernières semaines. C'est simple : quand il ne perd pas et qu'il ne
fait pas nulle, il gagne toujours !
Fort de cette statistique hors du commun, il s'installe devant son adversaire et rentre en finale au bout de
deux coups.
Heureusement il s'agit d'un bon fou contre un cavalier douteux. Le déséquilibre à l'aile dame est suffisant
pour se créer un pion passé et l'emporter.
Résultat : 1-0
Score : 0-1
Temps de jeu : 3h05
Table 7
Marc-Émile GEY (1866) –
David CHIN (1754)
David opte pour une variante plutôt tranquille contre un début adverse positionnel. Les pièces mineures
s'échangent, ne laissant que les tours et les dames. Mais le roi de David est clairement plus exposé que son
opposant. La finale de tours et pions n'est pas favorable et ceux de David s'évaporent en l'espace de
quelques coups, ne laissant aucun espoir de résultat positif.
Résultat : 1-0
Score : 1-1
Temps de jeu : 3h20
Table 3
Nicolas TROUBAT (1919) –
Ronan BOGNET (1944)
Choix d'ouverture atypique de la part de l'adversaire de Ronan, ce qui embarque les deux joueurs dans une
position fermée qui donnerait mal au crâne à une migraine. Quelques pièces s'échangent, seule une
colonne est ouverte sur l'échiquier, et les coups sont répétés de part et d'autre, entraînant le partage du
point à l'approche du 40e coup.
Résultat : 1⁄2 – 1⁄2
Score : 1-1
Temps de jeu : 3h30
Table 1
Pierre BRUN (2022) –
Raphaël HUBERT (1950)
Habituellement, l'homme descend du singe. Notre premier échiquier, lui, descend de l'arbre.
Sa partie s'engage avec peu d'espace pour ses pièces, sa paire de fous ressemblant à deux Formule 1 mais
sans les pneus. Toutefois, une impressionnante série de manœuvres lui permet à Raphaël de réactiver
toutes ses pièces en faisant reculer le matériel adverse avant de menacer un mat imparable, avec le roi
adverse puni dans son coin.
Résultat : 0-1
Score : 1-2
Temps de jeu : 3h35
Table 5
François DUSSOUR (1795) –
Thierry BERNARDIN (1883)
Thierry commence sa partie en se trompant de lieu. En effet, il pensait arriver dans une bourse d'échange,
ce qui justifie le manque de pièces de part et d'autre de l'échiquier. En raison de l'égalité matérielle et du
score du match, il se lève pour aller demander à son capitaine s'il pouvait faire nulle... avant de se rappeler
qu'il était capitaine et d'accepter le partage du point.
Une proposition de nulle étrange de la part du joueur de Couzeix qui rejettera courageusement la faute sur
son capitaine.
Résultat : 1⁄2 – 1⁄2
Score : 1-2
Temps de jeu : 3h40
Table 2
Paul BRÉCHETEAU (1965) – Michaël TROUBAT (1932)
Paul retient un ronflement de déception en voyant le premier coup adverse. Prenant pitié, son adversaire
lui donne toutes les occasions de chasser ses pièces, ce que le joueur LTPG accepte sans trop se poser de
questions.
En pôle position pour finir en premier, la résistance ennemie le force à pousser sa finale de tours jusqu'au
bout malgré ses trois pions passés de plus.
Résultat : 1-0
Score : 1-3
Temps de jeu : 3h40
Table 8
Julien DESFORGES (1767) – Christophe DIJOUX (1868)
Julien glisse un somnifère dans le café de son adversaire, qui s'engage logiquement dans un début de
partie pépère. Après un échange de dames, Julien cache un pion adverse dans sa manche pour rentrer dans
une finale favorable (bon cavalier contre fou maladroit).
Le pion de plus est gardé, l'avantage est converti.
Julien prend sa main et serre celle de son adversaire qui abandonne.
Résultat : 1-0
Score : 1-4
Temps de jeu : 4h05
Table 6
Frédéric PEURTON (1918) – Cyrille AUGEREAU (1810)
Fred joue une variante dynamique, qui se retourne assez vite contre lui alors que son fou de cases
blanches se retrouve en mauvaise posture, notamment à cause d'une menace d'enfermement. Il choisit
alors de le sacrifier contre un pion, puis deux, lui donnant de bonnes chances d'attaque grâce à un
monarque adverse resté au centre. Cependant, le conducteur des noirs joue calmement et plutôt précis et
parvient à simplifier dans une finale en ayant conservé son avantage matériel. Voyant cela, Fred décide de
rendre les armes, non sans avoir bataillé.
Résultat : 0-1
Score : 2-4
Temps de jeu : 4h15
Un match équilibré sur le papier, qui l'aura été tout autant sur l'échiquier, et qui aurait pu basculer d'un
côté comme de l'autre au fil de la rencontre.
Merci au club de Couzeix pour leur accueil, à toute l'équipe pour avoir fini leurs parties avant la tombée
de la nuit, à notre chauffeur-capitaine Thierry pour avoir conduit près de 6 heures (et pour cette belle
visite des meilleurs paysages de la Source !) et rendez-vous le samedi 28 mars pour l'avant dernière ronde
de la saison qui se déroulera à Bourges, notre résidence secondaire.
N4 ronde 6 (Nogent-le-roi vs LTPG 2)
Une fois n'est pas coutûme, nous allons lever le voile sur les coulisses de l'organisation d'un match interclub.
Dans un monde idéal, le capitaine envoie un message aux joueurs de son équipe, tous les joueurs confirment leur présence et le rendez-vous est pris pour le covoiturage jusqu'au lieu de jeu, et l'éventuelle restauration préalable.
Il semble que le monde idéal n'existe pas.
Sur les 16 (!) joueurs ayant composé l'équipe de N4 jusqu'à présent, seuls 3 étaient initialement disponibles pour jouer.
Comble de malchance, il manquait également 2 joueurs pour compléter l'équipe 1 dans leur périple limousin, et deux joueurs ont été amenés à voyager.
Les règlements d'interclubs sont stricts, il faut au minimum 50% de joueurs ayant déjà joué dans l'équipe à chaque ronde !
Normalement, 16 joueurs, cela laisse de la marge, mais cela n'a pas été suffisant cette fois-ci. Il fallait en plus notamment respecter les critères suivants:
- Il faut réussir à trouver 6 joueurs, prêts à se déplacer à Nogent-le-Roi, pour éviter les forfaits
- Il faut deux joueurs ayant le permis de conduire et une voiture, 6 joueurs, c'est compliqué à faire tenir dans une voiture.
- Il faut respecter la logique de l'ordre des équipes (équipe 2 plus forte que l'équipe 3), même si ce point est sujet à interprétations. Il est conseillé, quoi qu'il arrive d'éviter un "affaiblissement manifeste" d'une équipe au profit d'une autre. Cela aurait pu nous être reproché vu l'enjeu de non relégation de la R1, où nous avions 3 joueurs à 1600
L'équation paraîssait presque insoluble et le forfait d'équipe menaçait. C'était sans compter sur la détermination du capitaine de l'équipe qui, armé de son téléphone, a réussi au termes de longues soirées arrachage de cheveux et téléphone, a réussi à constituer une équipe:
- Avec les 50% (3 joueurs), dont 2 joueurs qui jouent habituellement dans d'autres équipes, que nous avons dû faire monter ✅
- Avec 2 chauffeurs et 2 voitures (et avec de l'essence dans les voitures, coucou les pénuries d'essence !) ✅
- Ayant vérifié avec le directeur technique régional l'interprétation de la règle sur l'ordre des équipes ✅
- Ayant honteusement piqué le capitaine de l'équipe de R1 qui joue le maintien pour avoir notre 2ème chauffeur et s'être platement excusé auprès de ses coéquipiers ✅
- Avec 6 joueurs au total motivés pour jouer si loin ✅
- Ayant réussi à remplacer les trous laissés par tous ces mouvements de joueurs par d'autres joueurs souhaitant jouer uniquement à domicile ✅
Bref, la tempête semble s'être calmée et notre galère peut voguer de nouveau plus sereinement sur des eaux plus calmes. Nous sommes prêts pour affronter le dimanche, sans aucun forfait à déplorer !
Arrivés au point de rendez-vous, notre chauffeur n°2 inspecte nerveusement sous le capot de sa voiture. Son air dépité ne laisse aucun doute : quelque chose ne va pas.
"J'ai une fuite de liquide de refroidissement. J'en ai remis tout à l'heure et il n'y en a plus. On ne peut pas prendre ma voiture".
L'équipe se regarde et digère la nouvelle. Nous avons 2 chauffeurs, mais une seule voiture. Un dimanche matin. Et aucun autre joueur disponible avec une voiture. Et la location leclerc fermée.
Au bout d'une dizaine de secondes, Jérémy fait ce qu'il fait toujours dans les situations désespérées : il appelle son père.
Une nouvelle fois, Eric VIGNELLES a sauvé les échecs dans le Loiret, non seulement en prêtant sa voiture, mais également en arbitrant l'après-midi même les matches de régionale qui se jouaient à domicile.
Le reste des aventures devient d'un coup d'une banalité affligeante : restauration au Flunch près de Chartres où nous avons nos habitudes, arrivée au chateau de Nogent-le-Roi, coucou les joueurs d'Orléans, "Ah vous êtes là aussi". Voilà.
A la découverte des compositions, nous comprenons que l'équipe d'en face n'a pas eu les mêmes déficits de joueurs que nous et leur dernier échiquier est, à 9 points près, celui de notre premier échiquier.
Table 6
Aurélie R-V (1399) - Eric HENAUX (1730)
Malgré une volonté de bien faire, Aurélie se montre encore trop généreuse avec son adversaire et doit s'incliner logiquement.
Résultat : 0 - 1
Score : 1 - 0
Table 3
Rudy BINOIS (1813) -
Dominique B (1475)
Dans une partie matériellement équilibrée, où Dominique choisit d'avoir un roi bien aéré c'est bien le conducteur des noirs qui tente des attaques sur le roque adverse.
Malheureusement pour nous, l'attaque n'aboutit à rien et Dominique s'emmèle dans ses pièces, enfermant son fou. Rudy aura alors tout le loisir de montrer ses compétences en finales jusqu'au mat.
Résultat : 1 - 0
Score : 2 - 0
Table 5
Romain LAUNAY (1762) -
Louis G (1299)
Après une entrée en matière difficile pour Louis durant laquelle sa dame s'est retrouvée à être la cible des attaques adverses, Louis a su défendre tant bien que mal, jusqu'à arriver à une finale de tours.
Son adversaire joue précis et oblige Louis à craquer.
Résultat : 1 - 0
Score : 3 - 0
Table 1
Nicolas HILSCHGER (1846) -
Jérémy V (1739)
Jérémy essaie de se souvenir des cours de Thierry. Les souvenirs sont flous, mais cela semble cohérent. Et puis un grain de sable dans la machinerie et Jérémy se met à improviser.
Il tente d'attaquer de l'autre côté, mais oublie un coup pour éviter tout contre-jeu adverse.
Et contre-jeu, il y a ! Jérémy se retrouve complètement paralysé. L'agonie durera jusqu'au contrôle de temps, avant que Jérémy baisse les armes.
Résultat : 1 - 0
Score : 4 - 0
Table 2
Philippe B (1667) - Manuel MASSOT (1841)
Dans une ouverture où le conducteur des noirs perd beaucoup de temps à partir à la chasse au Fou avec sa cavalerie, Philippe développe ses pièces et prend un léger ascendant positionnel.
Une longue série d'échanges tourne à la faveur du camp blanc, qui se retrouve avec 2T + une marée de 4 pions contre T+C+F.
La marée de pions semble impressionner le conducteur des noirs, qui sacrifie son fou pour disloquer l'ensemble, mais c'était sans compter sur la technique en finales du (normalement) capitaine de la R1.
Cette victoire fait du bien à l'équipe, qui ne repart pas bredouille de son voyage ô combien compliqué !
Résultat : 1 - 0
Score : 4 - 1
Table 4
Daniel P-C (1299) - Arnaud LEJEUNE (1762)
Dans cette partie, les noirs grapillent des avantages par ci-par là. Des pions doublés d'un côté, une colonne ouverte sur le roque adverse de l'autre...
La pression finit par être trop forte pour Daniel qui abdique au 55 ème coup.
Résultat : 0 - 1
Score : 5 - 1
Rendez-vous le 29/03 pour le dernier match contre Vendôme... A domicile, cette fois ! 🚗