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Interclubs rondes 3 et 4

N3 Ronde 3 (St-Pryvé Olivet 1 vs Amilly)


Premier week-end de double ronde dans cette saison de N3. A l'occasion de cette troisième ronde le samedi, nous jouons cette fois contre des connaissances de longue date en la forme de l'équipe 1 d'Amilly, seul autre club du 45 dans notre groupe. Nous voyageons à nouveau en minibus, et à cette occasion, Nolwenn nous raconte au coin du feu rouge ses aventures avec les œuvres d'art de son beau-père (n'hésitez pas à le contacter si de somptueux tableaux vous intéressent !)
Arrivés sur place, après un délicieux pit-stop aux Comptoirs d'Alice où nous avons failli abandonner un soldat, nous nous installons et démarrons la ronde dans la bonne humeur et la sempiternelle odeur de café.

Table 7


Raphaël HUBERT (1934) vs François SCHUBHAN (1650)

Raphaël, comme à son habitude, joue une ouverture peu commune. L'effet est immédiat : les Noirs ne sont pas sûrs de la marche à suivre et se font embarquer contre leur volonté dans une position peu familière qui devient rapidement précaire. Raphaël en profite pour partir rapidement à l'attaque et détruit la structure de pions ennemie. Le Roi noir se retrouve bloqué au centre et la paire de Fous ne fait pas parler son potentiel, bloquée par les pions centraux. Le bon Fou noir est échangé contre le mauvais fou Blanc et la position semble favorable à Raphaël qui jouit d'une pièce mineure supérieure. Les Dames s'échangent et la position est maintenant clairement en faveur des Blancs : ils gagnent un pion et le Fou noir est toujours emmuré. Trouvant sa finale un peu trop simple, Raphaël décide que les petits chevaux étaient un jeu plus amusant et fait danser son cavalier un peu partout sur le plateau, jusqu'à ce que l'un des bonds du canasson gagne (sûrement) au hasard la Tour adverse.

Résultat : 1-0
Score : 1-0

Table 2


William RUBINO (2091) vs Thierry BERNARDIN (1893)

Fort de son début de saison, le coach se catapulte au deuxième échiquier et fait face à un autre coach. Il se retrouve dans une position un peu trop passive où il éprouve des difficultés à mettre son roi à l'abri. William, joueur très actif, fait exploser le centre à son avantage et provoque de grosses faiblesses au flanc Roi du héros d'Olivet, qui ne parvient pas à maintenir l'harmonie puis l'égalité matérielle dans son camp. Il perd un pion net et la partie se dirige dans une finale où il essaie d'activer ses pièces sur le monarque ennemi en dernier recours, mais l'étau Blanc sur le centre prouve sa force et le contraint à un abandon logique. Première défaite pour Thierry qui repart en grommelant qu'il écrasera tout le monde pendant le reste de la saison, ce qui se révèlera sûrement vrai.

Résultat : 1-0
Score : 1-1

Table 5


Paul BRECHETEAU (1924) vs Denis DUPEUX (1857)

Paul rentre dans son schéma d'ouverture favori, qu'il définit lui-même comme le « système débile © ». Il lance une marée de pions très inquiétante sur le roque ennemi et commence à rameuter fourbement ses pièces. Son adversaire trouve des ressources intéressantes pour désamorcer son attaque, mais une erreur permet à Paul d'exploiter un clouage central et de gagner un gros pion. Son adversaire active ses pièces et Paul se fait quelques frayeurs en constatant la position exposée de son Roi. Il doit être prudent de ne pas gaffer un Mat surprise. Il parvient à simplifier la position en échangeant les Dames puis gagne une qualité juste après l'entrée en finale, provoquant l'abandon des Noirs quelques coups après.

Résultat : 1-0
Score : 2-1

Table 6


Matthieu FORESTIER-BLONDEAU (1656) vs Frédéric PEURTON (1926)

Frédéric change ses habitudes posées et s'engage dans un gambit risqué. Même si ses souvenirs de cette ouverture étaient un peu flous, il en obtient une position supérieure après avoir regagné son matériel. Cependant, il peine à trouver un plan clair par la suite et son adversaire manque de peu de rétablir l'égalité. Frédéric rate une belle occasion de sacrifier sa Dame mais n'a pas à le regretter : une erreur des Blancs lui permet de transitionner dans une finale T+T vs T+T où il bénéficie d'un solide pion de plus et de Tours plus actives. Son adversaire ne parvient pas à faire parler les siennes et voit l'une d'entre elles se faire échanger, réduisant encore ses chances. Il perd finalement la deuxième Tour sur une enfilade bien sentie, concédant le point à Frédéric qui n'en demandait pas tant.

Résultat : 0-1
Score : 3-1

Table 4


Jean-Christophe PERRIN (1925) vs Nolwenn POUZET (1980)

Nolwenn joue une ouverture qu'il prépare à l'aide de son livre préféré, celui avec les jolies images et le texte en très gros. D'ailleurs, c'est assez bizarre de se préparer aux échecs avec un livre sur les dinosaures, mais Nolwenn a sûrement une bonne raison. Sa partie s'engage sur une ligne rare mais qu'il connaît bien. Les deux joueurs quittent la théorie et se bataillent dans un milieu de jeu compliqué, propre aux parties de Nolwenn. Le Roi noir se retrouve dans quelques courants d'air dans lesquels la Dame blanche est ravie de prendre un rafraîchissement. Et puis soudain, de nulle part, elle se sacrifie sur le seul pion protégeant le Roi de Nolwenn, qui se retrouve extrait de son coin par la force. Au fur et à mesure qu'il monte sur l'échiquier, plus personne ne sait si ce sera la position précaire du monarque ou les lacets perpétuellement défaits de l'adversaire de Nolwenn qui provoquera la première chute. Ce sont finalement les échecs d'un Cavalier blanc qui seront perpétuels, concluant une partie très tendue par l'égalité.

Résultat : ½ - ½
Score : 3-1

Table 3


David HAKIMI (1975) vs Vincent NORMAND (1925)

Cette fois-ci, David paraît bien calme en démarrant sa partie. Amateur de fantaisie et/ou d'ouvertures douteuses, David dévie de la théorie au deuxième coup. Il sacrifie un pion au troisième coup et profite d'une sérieuse erreur pour le regagner et acquérir une position avantageuse. Les choses ont l'air d'aller pour le mieux et il est toujours aussi calme quand il fait soudain une impasse sur un coup adverse paraissant très risqué et perd un pion central sur un clouage. Ne voulant pas être exclu de la salle, il serre les dents et joue son va-tout. Il tente de sacrifier sa Dame contre plusieurs pièces, mais son adversaire choisit l'option la plus simple en récupérant une qualité. Les assauts de la Dame de David à l'encontre du Roi noir finissent par s'essouffler et il est contraint de rentrer dans une finale perdante, où il finit par succomber au même clouage qui lui avait coûté un pion plus tôt. Lors de l'analyse post-mortem, des spectateurs l'auraient entendu dire vouloir « rentrer à la maison et de toutes façons les échecs c'est nul ».

Résultat : 0-1
Score : 3-2

Table 8


Hugo SCHUBHAN (1299) vs Philippe BOULLAY (1794)

Cette fois-ci, c'est Philippe qui répond présent à l'appel pour la Nationale 3. Il joue contre un jeune adversaire non-classé qui joue aussi vite que Thierry roulait sur le trajet du retour après sa défaite. Mais il se fait flasher par un radar en la forme d'une tactique d'ouverture qui liquide le centre et la paire de Fous blancs. La Dame de Philippe danse le tango sur la cinquième rangée et retourne le plan des Blancs de la piéger contre eux-mêmes : il gagne deux pions du roque adverse. Il encaisse même une pièce nette quelques coups après, mais le jeune joueur n'en démord pas et continue le combat. Philippe rate un coup dans une séquence tactique où il croyait gagner une Tour, et perd un Fou à la place. Quelques imprécisions plus tard, la partie s'engage dans une finale T+T vs T+T où les blancs sont dans le siège conducteur en dépit de leur déficit matériel. Heureusement pour Philippe, les Blancs ratent le coche et il en profite pour avancer ses pions supplémentaires. La partie se finit sur un Mat de l'escalier après quelques sueurs froides.

Résultat : 0-1
Score : 4-2

Table 1


Laurent OUNGRE (2080) vs Olivier DUFOUR (1999)

Notre tête de série avait joyeusement préparé une fantaisie simiesque pour son adversaire présumé. Cependant, ledit adversaire présumé a jugé bon de migrer au deuxième échiquier, au plus grand dam de l'Olivetain. Laurent décide de tout de même jouer son ouverture. Le premier coup plonge la tête de son réel adversaire dans ses mains pendant dix bonnes minutes. Le deuxième coup ayant le même effet, Laurent se balade dans la salle, tout content. Le deuxième échiquier Amillois scrute la feuille de partie de Laurent et va le voir, lui disant avec stupéfaction et une note de dégoût : « Ne me dis pas que t'as préparé cette m… contre moi ? », provoquant un rire étranglé. De retour à la partie : Laurent rate de nombreuses occasions d'obtenir un avantage décisif, malgré une avance à la pendule d'environ une heure. Olivier, passionné du zeitnot, trouve d'excellentes ressources défensives puis offensives dans une position nettement inférieure et retourne l'avantage en quelques coups. Lors de la transition en finale, il trouve un ultime et unique coup gagnant qui laisse Laurent en désarroi pendant quelques minutes, avant de conclure la partie par un gain inattendu des Noirs.

Résultat : 0-1
Score final : 4-3

Une ronde qui n'était pas du tout gagnée d'avance et qui s'avère serrée, même si nous étions en avance au score tout du long. Notre équipe 1 emporte sa troisième victoire ! Maintenant, il faut répéter l'exploit le lendemain contre Bourges.




N3 Ronde 4 (St-Pryvé Olivet 1 vs Bourges)


Nous voici au dimanche du lendemain, en route pour Bourges dans notre salle de jeu dédiée. Le repas du midi fut cette fois-ci consacré aux imitations d'un certain créateur de contenu d'échecs français. Note amusante, sur le parking où nous étions garés se trouvait également un cirque dont émanait une odeur reconnaissable de déjections animales. Peut-être voulaient-ils nous recruter après nous avoir vu jouer le jour d'avant ?
Après avoir flunché comme à l'accoutumée, nous voilà en route vers l'espace Monmarteau. Nous nous rendons compte une fois sur place que l'équipe de Bourges est quasiment au complet et nous préparons à un combat difficile, étant en défaveur selon l'Elo sur cinq échiquiers. Après avoir dit bonjour à nos adversaires du jour d'avant également présents pour leur match contre Couzeix, nous démarrons la quatrième ronde.

Table 6


Raphaël HUBERT (1934) vs Frédéric WOJTKOWSKI (1899)

(Note : les feuilles de partie officielles ayant été égarées par l'auteur, et la feuille de partie personnelle de M. Hubert étant dans les couloirs du temps, ce résumé pourrait être inexact)
Raphaël apprend les règles des échecs juste avant le début de sa partie. Il démarre la pendule alors qu'il joue les blancs et joue les coups suivants : 1.e4 1.Fc4 1.Df3 1.Dxf7#, arrête la pendule, se serre la main à lui-même et signe les deux feuilles avant que son adversaire soit revenu de la machine à café. Il va fièrement écrire le résultat de la partie sur la feuille de match et s'installe confortablement au fond de la salle avec le livre de Nolwenn pour regarder les jolies images.

Temps de jeu : 1min 27s
Résultat : 1-0
Score : 1-0

Table 3


Lucien VERIN (2016) vs Frédéric PEURTON (1926)

Frédéric fait face à une variante peu jouée qui le sort de ses connaissances. Après mûre réflexion, il trouve la suite la plus incisive qui consiste à envoyer sa Dame en prise en plein milieu de l'échiquier ! Sa précision met en grande difficulté son adversaire qui se retrouve contraint à la passivité. Il continue de trouver les bons coups et augmente son avantage. Mais au moment critique, il ne parvient pas à trouver une suite concluante et laisse le Roi adverse s'échapper dans son roque au prix d'un pion. La finale qui s'ensuit, même si supérieure, s'avère compliquée à jouer pour un gain et les deux adversaires s'accordent pour le demi-point.

Temps de jeu : 2h45
Résultat : ½ - ½
Score : 1-0

Table 1


Gaël OLLIVIER (2021) vs Nolwenn POUZET (1980)

Nolwenn fait face à une ouverture d'attaque. Comme le jour d'avant, il opte pour un schéma rare qui plonge son adversaire dans la réflexion. Les choses se compliquent lorsqu'un fou Blanc atterrit mystérieusement dans le roque de Nolwenn avant d'être remplacé par une Dame. Les Blancs lancent toutes leurs pièces à l'attaque mais Nolwenn rivalise d'ingéniosité en trouvant des thèmes défensifs d'un grand esthétisme. Il a toujours une pièce en plus quand son adversaire commence à multiplier les échecs. Thierry, en capitaine consciencieux (l'un de ses nombreux talents), vient le voir et lui dit qu'une nulle est un bon résultat au vu de la situation prometteuse sur les autres échiquiers. Nolwenn, incertain de sa position et faisant confiance à l'initiative avant tout, décide de proposer nulle, acceptée rapidement.

Temps de jeu : 2h55
Résultat : ½ - ½
Score : 1-0

Table 2


Laurent OUNGRE (2080) vs Jules VERIN (2008)

Laurent est bien décidé à faire marcher son ouverture du jour précédent. L'effet des premiers coups est similaire au samedi, son adversaire se mettant la tête dans les mains dès le début. La pendule s'écoule rapidement des deux côtés. Dans le milieu de jeu, Laurent fait le choix de jouer une ligne dont il espère que le côté pratique mettra en difficulté le Berruyer. Il y trouve du succès, car la gaffe est immédiate et sans retour. Les Noirs perdent un pion central et sont déroqués. Une fois assuré que toute initiative ennemie était anéantie, Laurent développe toutes ses pièces et crée de plus en plus de menaces qui affaiblissent la position adverse. La pression devient insoutenable et la position compromise du Roi noir mène à la perte d'une Tour et de la partie, rendant un Laurent très content du succès de l'ouverture.

Temps de jeu : 3h15
Résultat : 1-0
Score : 2-0

Table 5


François LARCHEVEQUE (1929) vs Ronan BOGNET (1920)

Ronan semble convaincu que l'ouverture n'est pas l'essentiel et joue un premier coup encore plus ésotérique que Laurent le même jour. Il organise patiemment son jeu et accueille des échanges de pièces mineures favorables. Une fois son armée parée, il lance un assaut de pions sur le roque adverse et fait parler ses pièces majeures. Une fois les dernières pièces mineures disparues, l'avantage d'espace, l'activité et les faiblesses accumulées sur l'aile-Roi ennemie lui permettent d'encaisser un pion, puis deux, alors que son Roi est toujours en sécurité. La solidité de sa position et le déficit matériel convainquent son adversaire de lui tendre la main et de signer la feuille, à l'issue d'une belle partie rondement menée. Voulant apprendre de cette master class, le reste de l'équipe lui demandera sur le trajet retour comment il a fait marcher son ouverture, ce à quoi il répondra : « L'important, c'est l'essentiel ! ». Bravo Ronan !

Temps de jeu : 3h40
Résultat : 1-0
Score : 3-0

Table 8


Thierry BERNARDIN (1893) vs Fabien ANELLI (1704)

Thierry revient dimanche avec plus de velléités agressives que jamais, ainsi qu'un autre bond de 6 échiquiers. Il décide ainsi de jouer une ouverture où l'on prend son temps. Il attend de voir le placement des pièces de son adversaire pour se mettre en mouvement. Le mouvement en question : il joue avec seulement une Tour et une Dame en les faisant bouger une case à la fois, le reste de son armée pouvant attendre. Les choses se compliquent quand l'ennemi, faisant des coups plus longs, décide de réagir au centre et d'initier des échanges. Thierry manque d'être confronté à des difficultés en raison de son manque de développement. Heureusement, sa seule mauvaise pièce a le droit de s'échanger contre son homologue adverse sans problème. Il joue alors sur la structure affaiblie pour transposer en finale de Tours et faire parler sa fabuleuse maîtrise qu'il démontre toutes les semaines en cours le vendredi soir. L'adversaire semble même vouloir abandonner dès les Dames échangées, sachant ce qui arrive, mais prolonge la torture. Thierry ne lui laisse aucune chance et sécurise de nouveau une victoire pour le match ! Les limites de vitesse furent respectées au retour.

Temps de jeu : 3h45
Résultat : 1-0
Score : 4-0

Table 4


Paul BRECHETEAU (1924) vs Alexandre DE MAUPEOU D'ABLEIGE (1979)

Paul joue son répertoire habituel. Cependant, son adversaire semble en connaître aussi un rayon et prend un solide avantage en sortie d'ouverture. Les pièces noires trop actives encaissent une qualité. Mais le Berruyer ne savait pas à qui il avait affaire et que cette décision allait lui coûter très cher. Il commence à chercher un plan sans succès malgré le Roi blanc affaibli et les colonnes grandes ouvertes. Paul, bien plus à l'aise avec sa qualité de moins, identifie des cases faibles dans le camp ennemi et s'empresse d'y planter deux vaillants cavaliers qui regardent le monarque ennemi dans les yeux. La Tour et le Fou ennemi se retrouvent suffoqués par le manque d'espace et les menaces de fourchette sont trop nombreuses. Il ne manque qu'une infiltration de la Dame blanche pour provoquer l'erreur en zeitnot et tisser un réseau de Mat imparable. Un quatrième point pour Paul qui continue sa série de victoires.

Temps de jeu : 4h30
Résultat : 1-0
Score : 5-0

Table 7


Ulysse GUILLEMETTE (1800) vs Philippe BOULLAY (1794)

De nouveau contre un jeune joueur, Philippe rejoue l'ouverture qui lui avait donné du succès la veille. Il replace la même tactique d'ouverture et obtient la paire de Fous. Mais cet adversaire-là prend moins de risque avec ses pions et fait jouer ses pièces à la place, soulignant un retard de développement olivétain. Philippe sacrifie un pion par manque de choix dans le milieu de jeu et tente de faire jouer ses Fous. Les Blancs sont trop solides et maintiennent un contrôle sur la position. Les Tours s'échangent et Philippe se retrouve avec ses Fous et sa Dame contre deux Cavaliers et une Dame, toujours avec un pion de moins. Malgré les pions de son Roi ambitieusement avancés, il semble garder l'égalité dynamique, mais une gaffe en fin de partie lui fait perdre une pièce, le contraignant à l'abandon.

Temps de jeu : 4h45
Résultat : 0-1
Score final : 5-1

Encore un beau résultat et une quatrième victoire face à une équipe de Bourges quasiment au top de sa présence. L'équipe 1 assure ainsi son maintien avec seulement quatre rondes jouées !
A la prochaine pour la ronde de janvier contre Esbarres, le gros morceau du groupe !




N4 Ronde 3 (contre Orléans 2)


Après 2 victoires consécutives en nationale 4, notre équipe olivétaine va devoir affronter un adversaire de taille. En effet, même si l'U.S Orléans 2 n'est pas la plus grosse équipe de la poule, leurs joueurs sont mieux classés à tous les échiquiers.

Table 3


Ameli POGHOSYAN (1834) - Jérémy V (1753)
Cette fois, Jérémy n'est pas brusqué dès l'ouverture puisque son adversaire échange rapidement les dames. Cela semble a priori prémunir des attaques de mat rapides. Mais Améli n'a pas dit son dernier mot. En effet, elle place très bien ses pièces et prend rapidement le contrôle de la seule colonne ouverte de l'échiquier. Malheureusement, Jérémy décide de s'accrocher à son matériel … mais cela n'intéresse pas son adversaire.
Cette dernière, grâce à l'activité de ses tours, lance une attaque de mat qui aura raison de la partie.

Résultat : 1-0
Score : 1-0

Table 1


Stéphane VAILLANT (1835) - Jean-Michel F (1758)
Le capitaine de Jean-Michel a décidé de l'envoyer avec le bouclier anti-émeutes au 1er échiquier. Son adversaire est peut-être un peu moins bien classé que prévu, sur le papier … mais il n'en est pas moins redoutable. Jean-Michel a mené une partie plutôt positionnelle, issue d'un début semi-ouvert où les deux joueurs ont cherché avant tout à manœuvrer. Au milieu de jeu, une occasion de gagner une pièce s'est présentée à Jean-Michel, mais il l'a ratée, laissant la partie se poursuivre dans un équilibre tendu. La finale a débouché sur une structure asymétrique — 4 pions contre 3 à l'aile roi, et 1 pion contre 0 à l'aile dame — qui offrait peu de chances pratiques de percer sans prendre de risques excessifs.
Les deux joueurs ont donc logiquement conclu à la nulle après une lutte acharnée.

Résultat : 1/2
Score : 1-0

Table 6


Felix SANCHEZ (1399) – Gerard GUIBOURET (1758)
Bien que Felix ait les blancs, il doit faire face à l'initiative de son adversaire sur le roi. En effet, Felix se fait casser son roque. Felix se fait agresser, mais il tient le coup. Il parvient à rentrer dans une finale avec une qualité nette de plus. Malheureusement, son adversaire n'a pas dit son dernier mot. Ce dernier trouve encore beaucoup de jeu, même sans les dames. Felix se fait manger ou échanger les pions de son roque.
Les deux joueurs rentreront finalement bons amis puisque Gérard réussit à forcer une répétition de 3 fois la même position.

Résultat : 1/2
Score : 1-0

Table 4


David C (1763) - Gildas Maxime FANSI MOUKAM (1797)
Comme souvent, David démarre la partie de façon très agressive. Il gambite un pion. Son adversaire commence par le refuser … puis il finit par l'accepter.
David trouve du jeu, il donne sa paire de fous pour casser la structure du roque adverse. Cependant, son adversaire lutte pour le centre. Il a la paire de fous. David perd une qualité dans la bataille.
Et son adversaire finit par convertir son avantage matériel.

Résultat : 0-1
Score : 2-0

Table 2


Julien D (1760) - Antoine MOLHO (1852)
Julien essaie de jouer un début positionnel comme il aime de plus en plus le faire. Cependant, son adversaire veut dynamiser le combat et n'hésite pas à affaiblir son propre roi pour trouver du jeu. Julien doit défendre et souffre beaucoup dans une position difficile à défendre. Julien finit par rater un coup intermédiaire qui permet une prise d'espace et qui donne un avantage décisif à son adversaire. Julien tente son va-tout, il envoie toutes ses pièces à l'attaque, tente des pièges. Et alors que tout semblait foutu, il voit une opportunité, combine, et subtilise le fou de son adversaire.
Enfin, il réussit à capitaliser sur la faiblesse du roi adverse pour convertir son avantage.

Résultat : 1-0
Score : 2-1

Table 5


Oscar BAZIN (1790) - Jean-Noël B (1721)
La partie démarre de façon assez calme. Les 2 joueurs placent leurs pièces. Mais les blancs prennent rapidement un avantage d'espace qui leur donne un meilleur placement de pièces. La position s'ouvre et des pièces s'échangent, mais les blancs ont toujours le contrôle de la partie. Cela leur confère une bonne initiative.
Et Oscar finit par réussir à convertir son avantage.

Résultat : 1-0
Score : 3-1

Nous affrontions une équipe plus forte sur le papier. Nous avons su nous battre. Mais malheureusement, Orléans a fait appliquer la hiérarchie des élos.




R2 Ronde 3 (Chartres 7 contre LTPG 4)


Nous avons rencontré Chartres lors des deux premières rondes. C'est donc une troisième équipe de Chartres que nous rencontrons. Lors des premières rondes, nous avons obtenu deux matchs nuls. Nous avons donc un retard par rapport au premier du classement. Le capitaine mobilise donc ses troupes : la victoire est impérative pour garder le contact avec les leaders. L'équipe se mobilise en organisant des matchs entre nous pour consolider notre jeu et nous préparer à cette ronde. Le capitaine a déjà établi la constitution de l'équipe par rapport aux tables. l'équipe peut s'interchanger puisque l'écart de Elo est inférieur à 100 entre nous. Mais c'est sans compter sur la parution du nouveau classement de décembre où Guillaume et Frédéric F. chutent lourdement par rapport à leur elo. Le capitaine réorganise tout. Malheureusement, chacun s'était préparé à une couleur. Le capitaine établit la stratégie : il prend le premier échiquier afin que ces coéquipiers apportent plus facilement les points de la victoire.

Table 2


Stephane J. 1666 - PEKGOZ Evan 1399
Stéphane a fait quelques parties de préparation. Il s'était préparé avec les noirs. Il a les blancs. Cela lui convient parfaitement. Il démarre sa partie le plus sérieusement possible bien qu'une nouvelle fois, son adversaire arrive avec du retard. Le début est équilibré mais Evan avance ses pions sans forcément assurer le soutien par des pièces. Stéphane dévie un cavalier d'une prise. C'est alors qu'Evan enferme son roi avec son propre fou. Le mat à l'étouffée par le cavalier de Stéphane est imparable. En 11 coups Stéphane apporte un point à l'équipe.

Résultat : 1 - 0
Score LTPG : 1 - 0

Table 3


BROSSET Maxime 1399 - Guillaume C. 1546
Guillaume a très mal dormi. Il nous précise qu'il fera son maximum. Il affronte un jeune adversaire qui s'essaie sur une grande ligne théorique. Il peut toujours appliquer la théorie, notre conquérant saisira la moindre occasion. Au 9e coup, Maxime tente de mettre la pression sur Guillaume. Mais il ne sait pas qu'en face de lui, il a un fort tacticien. Cela va lui coûter une pièce nette. Jusqu'au 24e coup, Guillaume gère parfaitement son acquis. Il décide alors de sacrifier son cavalier pour achever son adversaire. Cela montre que notre conquérant n'est pas du tout endormi. Déstabilisé, son adversaire donne gratuitement sa dame quelques coups plus tard! Comme l'eau, il faut se méfier d'un Guillaume qui dort ! Très belle partie sérieuse de notre conquérant.

Résultat : 0 - 1
Score LTPG : 2 - 0

Table 4


Frederic F. 1537 - DE PAUW Felix 1299
Frédéric s'est préparé pour ce match. Il aura affronté sérieusement Stéphane et le capitaine. Il se sera même payé la tête du capitaine 🙂, de quoi le rassurer pour ce match. Il aborde la partie avec un peu plus de confiance. Il a peur toutefois d'une "absence". Il a l'initiative car il a les blancs. Son adversaire développe son jeu lentement car Felix a choisi un double fianchetto. Au 9e coup les noirs n'ont pas franchi leur 3e rangée ! Ils sacrifient même leur bon fou contre un cavalier. Frédéric est donc nettement mieux à ce moment-là. Jusqu'au 19e coup, les chances pour les deux adversaires sont égales. Frédéric décide d'harceler la dame adverse. Il pense que Félix va bouger sa dame. Mais Félix contre-attaque et en définitive, Frédéric perd une pièce nette. Au 21e coup, frédéric a la possibilité de faire une attraction et de minimiser les dégâts, mais il ne voit pas le coup. De nombreuses finissent par s'échanger. La finale se joue tour contre tour et deux pions d'avance pour Felix. Mais en bon soldat, Frédéric joue la partie jusqu'au bout pour tenter d'obtenir le pat. Au 68e, il dépose les armes.

Résultat : 0 - 1
Score LTPG : 2 - 1

Table 1


SEIXAS CUPERTINO Thiago 1558 - Frédéric M. 1579
Frédéric ne se pose aucune question. Il a pourtant mal dormi comme Guillaume. Il s'enfile deux cafés en quelques minutes et l'ouverture commence. Thiago enchaîne les coups théoriques, bien formé par les entraîneurs de Chartres. Frédéric, sans doute trop prudent, met son adversaire dans une position d'initiative, suite à une légère imprécision. Frédéric a des arguments pour créer du contre-jeu mais il préfère consolider son jeu. Pour ce faire, il décide de s'attaquer au fou adverse le plus fort. Il parvient à le faire en déstabilisant un peu l'initiative de son adversaire. Frédéric peut lancer son contre-jeu sur l'aile dame. Les blancs commettent quelques imprécisions et l'initiative change de camp. Toutefois, Frédéric décide d'éliminer un cavalier adverse bien placé qui pourrait créer du contre-jeu. Pour cela, il perd son fou. Il ne reste plus de chaque côté que 2 tours et une dame et des pions. Frédéric a une colonne ouverte suite à son attaque par minorité. Son dernier pion à l'aile dame associé aux tours va être l'artisan de la victoire. Vers la fin de partie, Frédéric pourrait proposer la nulle afin de consolider la victoire pour l'équipe. Mais comme il a maintenant la certitude de gagner la partie et que cette victoire peut apporter un point supplémentaire pour les différentiels d'équipes, il décide d'aller au bout de la partie. Lorsque son adversaire tombe, il reste 10 minutes à chacun. Les deux adversaires ont bien géré leur temps afin d'apporter les meilleures réponses. Ce fut encore une nouvelle fois un match marathon pour le capitaine…

Résultat : 0 - 1
Score LTPG : 3 - 1

La victoire de l'équipe est la récompense de la mobilisation et motivation de chaque équipier. Elle nous permet de rester à deux points du premier : Orléans. Notre prochain adversaire sera d'ailleurs Orléans à la ronde 4. L'objectif sera d'obtenir absolument la victoire face à un des favoris de la poule. Pour le capitaine, cet objectif semble être à la portée de son équipe. Frédéric, déçu par sa défaite, se demande s'il ne devrait pas être remplacé par un autre joueur. Le capitaine connaît les capacités de son équipier et il sait qu'une fois le petit blocage psychologique déverrouillé, Frédéric va apporter de précieux points à l'équipe. Pour lui, la force d'une équipe ne se mesure pas que par le Elo ou les résultats immédiats. Il a clairement confiance en ses équipiers et à l'unité de son équipe.